On dirait parfois qu'il est difficile de trouver un endroit où dîner. Surtout si on n'a qu'une heure pour le faire. Exceptionnellement, Sandra et moi travaillions dans le même secteur et aux mêmes heures. Il était donc tout naturel que nous ayons envie de partager un petit dîner. Mais où donc se rendre?
N'ayant pas envie d'aller à La Popessa, nous avons décidé de rendre visite au noobox situé juste à côté et récemment ouvert. La promesse d'un repas asiatique rapidement préparé nous a attirés tous les deux.
Le noobox est tout petit. On ne peut pas vraiment parler d'une salle à manger, sauf pour les quelques chaises qui se trouvent à l'intérieur. Par contre, la terrasse (partagée avec La Popessa, je crois) offre quelques chaises-tabourets placées autour de toutes petites tables. Malheureusement, les chaises sont assez inconfortables.
Le concept du noobox est le suivant: on nous présente une feuille sur laquelle nous pouvons cocher les choix qui nous intéressent: nouilles, viande, légume et sauce. On présente la feuille à la gentille dame (qui ne parle à peu près pas français) à la caisse et on peut alors voir notre plat être préparé en quelques moments. Le mélange résultant de nos choix nous est ensuite offert dans une petite boîte en carton.
Le concept a un certain potentiel qui peut attirer les travailleurs pressés. Mais à mon avis, le résultat est décevant. Sandra avait choisi du riz, du tofu et une sauce coco au cari. Elle trouvait que ça ne goûtait pas grand-chose. Mon propre choix (nouilles aux oeufs, poulet, carottes et sauce arachide thaï) n'était guère mieux. Premièrement, mes carottes ont été remplacées par des champignons shiitake gigantesques et quasi immangeables (à cause de leur texture). Bon, peut-être me suis-je trompé en cochant les carottes, après tout les champignons sont le choix voisin. Mais le goût à peine passable est inexcusable.
Un de mes collègues de travail m'a dit adorer ce resto. J'ai dû insister pour confirmer que nous parlions du même endroit. Je ne comprends pas ce qu'il y trouve. Surtout si on considère que le quartier chinois se trouve au prochain coin de rue. Étrange.
Le noobox offre un concept accrocheur pour les gens qui ont peu de temps. Mais en ce qui me concerne, j'ai quand même assez de temps pendant de mon heure de dîner pour constater que mon repas n'est pas très bon. La prochaine fois, je prendrai 30 secondes de plus et j'irai manger ailleurs.
Qu'est-ce qui est ouvert un dimanche midi dans le Vieux-Montréal? En été, pas grand-chose. En hiver, rien du tout (sauf peut-être un McDo et Tim Hortons). Pas de quoi s'exciter lorsqu'arrive l'heure du dîner. Mais c'est l'été, et je me contenterai donc du "pas grand-chose" qui se présente à moi, soit le Café-bistro Van Houtte.
Dans mon jeune temps, j'avais l'impression que les Van Houtte étaient des épiceries fines où on pouvait acheter du café et peut-être manger sur une petite table dans un coin, un truc fait sur place. Je ne sais pas si ce genre d'endroit existe toujours (je n'en ai pas vu depuis longtemps), mais de nos jours les Van Houtte ressemblent plus à un petit resto qu'à autre chose. Celui de la rue Notre-Dame ne fait pas exception à cette nouvelle règle.
Situé en face du nouveau Palais de Justice, le resto est beaucoup plus grand que ce que la devanture sobre laisse supposer. Tout en longueur, ce café ne manque pas de racoins. Une fois passée la caisse, on découvre un espace avec des fauteuils et une télévision. Tout au fond de la salle, on peut utiliser un ordinateur pour naviguer sur l'Internet. Et, ô surprise, il y a même des tables au sous-sol. Je ne peux pas dire que j'aurais particulièrement envie de m'y asseoir, mais si jamais les tables à l'étage étaient toutes occupées...
Pas vraiment de menu au Van Houtte, mais plutôt un comptoir vitré nous offrant sandwichs, wraps, etc. Tout ce qu'il y a de plus traditionnel pour ce genre d'endroit. J'ai choisi un "sandwich aux trois viandes". En attendant qu'il soit chauffé, j'ai pu constater à quel point le caissier/serveur était sympathique. On est loin d'un service froid et distant. Il semblait sincèrement heureux de me servir.
Je suis donc allé m'asseoir avec mon petit cabaret et j'ai mangé mon petit sandwich. On ne peut pas dire que j'arrivais à bien distinguer quelles étaient les trois viandes en question, mais c'était quand même correct. Enfin, pour 6.42$ (avec les taxes), c'était tout juste correct.
Le caissier m'ayant longuement vanté les vertus de son gâteau au chocolat , je me suis laissé tenter. C'était un agréable mélange de chocolat et de café, mais je l'ai trouvé un brin trop sec. Dommage, surtout pour 5.18$. Les desserts sont vraiment trop chers de nos jours...
Que penser de ma visite au Café-bistro Van Houtte? C'est un endroit qui dépanne et qui offre une nourriture correcte à prix... correct. Rien d'excitant, mais parfois au dîner, tout ce qu'on veut c'est prendre une bouchée qui ne nous donnera pas de brûlement d'estomac pour le restant de l'après-midi. Cet endroit devrait faire l'affaire.
À Saint-Lambert, certains restaurants semblent avoir un destin fragile. Cette fragilité semble souvent liée à un emplacement particulier. D'autres, par contre, profitent d'une vie beaucoup plus longue. Je vous ai déjà parlé du restaurant Les Cigales et aussi du Kapetan, mais connaissez-vous Le vrai Chablis?
Si l'existence du Chablis semble stable, ça ne veut pas dire que rien n'y change. Prenez par exemple le propriétaire du restaurant. Si j'ai bien compris, l'ancien proprio a laissé sa place à deux personnes qui espèrent contribuer à la longue vie de cet établissement. Autre facteur de changement: le nom du restaurant. Lors de notre visite, Sandra et moi avons constaté la présence des noms suivants dans la salle à manger: Le Chablis, Le vieux Chablis (l'ancien nom) et Le vrai Chablis. Je crois que ce dernier est le bon/nouveau nom.
La salle à manger est joliment décorée. On y trouve un certain charme d'antan sans pourtant négliger le confort. Plusieurs petites touches montrent que les propriétaires tiennent à un environnement plaisant, respectueux.
Sandra et moi avons eu beaucoup de difficulté à faire un choix parmi tous les plats alléchants offerts. Le menu n'est pas gigantesque, mais pratiquement tout ce qu'on y trouve nous intéressait.
Pour vous donner un petite idée des mets proposés, voici ce que nous avons commandé: une crème brûlée de foie gras avec confiture d'oignons pour Sandra et un risotto au homard avec huile de truffe blanche et fromage romano. Dans les deux cas, c'était délicieux. Mon risotto n'était pas donné, surtout pour une entrée (13$), mais la portion était généreuse et les morceaux de homard étaient d'une bonne taille. J'ai été impressionné.
Sandra a pris du lapin braisé comme plat principal. Laissez-moi vous dire qu'il fondait dans la bouche. Vraiment très bien. Mon choix fut les ris de veau glacés au Porto et sirop d'érable. La cuisson était très réussie (toujours important lorsqu'on parle de ris de veau) et la sauce était excellente. Les saveurs étaient subtiles, mais le tout donnait un résultat qui me donnait envie d'en redemander.
Pour dessert? Un agréable morceau de gâteau au chocolat. Le goût du chocolat était très prononcé et manquait peut-être d'un peu de subtilité, mais ça n'enlevait rien au plaisir que j'ai eu à le manger. Il me faisait même un peu penser à celui du restaurant Roberto, sur Bélanger à Montréal.
Une visite au restaurant Le vrai Chablis doit être toute en douceur. Si vous êtes pressés, allez manger ailleurs. Mais si vous avez envie d'une délicieuse expérience à la "slow food" et de gâter vos papilles, elles vous remercieront longtemps d'avoir rendu visite au (vieux/vrai) Chablis.
Je ne sais jamais où aller manger dans le Vieux-Montréal. Plus précisément sur la rue Saint-Paul. J'imagine que c'est parce que j'ai toujours peur de tomber sur un attrape-touristes. Mais je commence à croire que plus je m'éloigne de la place Jacques Cartier, mieux c'est. Enfin, j'essaierai de confirmer mon hypothèse dans les mois qui suivent.
Après une bien courte visite au Festival de jazz, Sandra et moi étions morts de faim. Nous avons marché un peu (ok, plus qu'un peu) et nous sommes tombés sur le menu du restaurant Les Pyrénées. Il était un peu tard, mais la cuisine était encore ouverte. Quelle parfaite occasion pour essayer un nouvel endroit.
La salle à manger est un agréable mélange de tradition et de moderne. Le résultat final est, à mon avis, bien réussi.
J'ai un peu de difficulté à vous résumer ce que le menu des Pyrénées offre, car on y trouve bien des mets tout aussi intéressants que variés. J'ai l'impression que les plats proposés sont une version un peu plus moderne de ce qui se trouve traditionnellement dans cette région, certains classiques ne figurant pas au menu. Mais le site web du resto mentionne que la carte peut changer régulièrement, alors ça ne me surprend pas.
Le service était tout aussi particulier que le décor (et la carte). Les serveurs étaient gentils et professionnels, mais devenaient parfois très... décontractés. J'ai trouvé ça plutôt sympathique.
Qu'avons-nous mangé? En entrée, Sandra et moi avons partagé une assiette de tapas avec: pétoncle, mousse d'aubergine et olives, escargots et salade d'endives pomme et noix. Tout était excellent. Et j'aurais volontiers repris de la mousse. Sur du pain. Miam.
Comme plat principal, Sandra a choisi un émietté de chèvre sur légumes croquants. Sa réaction était mitigée: un goût plutôt bien avec un choix de légumes un peu décevant. Pour ma part, j'ai pris les penne aux saucisses avec crème de champignons. Quelle portion! Et que de saveur. Plutôt que d'être une assiette tout en subtilité, mes pennes me faisaient penser à une "bouffe" paysanne permettant de faire le plein après une bonne journée de travail. J'ai beaucoup apprécié mon choix, mais si je me fie au menu, on peut probablement trouver bien des plats plus raffinés que celui-ci.
Notre visite au restaurant Les Pyrénées fut une agréable découverte. Malgré la légère déception de Sandra relativement à son plat, nous avons tellement apprécié tout le reste que nous y retournerons certainement. À essayer même si vous n'êtes pas un touriste.
Il y a probablement trop longtemps que j'étais allé manger au Chenoy's. Ce n'est pourtant pas le genre d'endroit qui mérite d'être revisité régulièrement, mais pour une raison que j'ignore, j'y associe divers souvenirs que j'aime bien me rappeler en m'y rendant.
Prenez par exemple celui-ci: peu de temps après que Sandra et moi ayons commencé à sortir ensemble, j'étais allé la chercher à Hemmingford le soir de sa fête. Elle travaillait un peu partout dans ce temps-là et je trouvais "platte" qu'elle passe la soirée de sa fête en autobus pour revenir à Montréal. Un petit lift plus tard, nous étions à Brossard, il était près de 22h et nous nous demandions où nous pouvions manger un soir de semaine. Il n'y avait pas grand-chose d'ouvert. Nous avons donc abouti au Chenoy's qui, sa propre publicité l'affirme, est ouvert 25 heures par jour.
C'est probablement la dernière fois que j'y suis allé et c'est le premier souvenir qui m'est apparu lorsque j'ai contemplé le menu. On y trouve des trios (entre 17$ et 20$), des assiettes gigantesques parfaites pour les amateurs de viande. Ça m'a fait penser à l'assiette de demi-poulet que j'avais mangé lors de ma dernière visite.
Mais cette fois-ci, j'étais seul. Je sortais du cinéma et je voulais manger tranquillement en lisant le dernier livre de la série Millenium. Je ne me doutais pas que cette tâche s'avérerait plus difficile que prévu.
L'endroit n'a pas beaucoup changé depuis quelques années. Quelques banquettes, quelques tables et un coin avec des machines à sous qui a fait son apparition après que le petit bar sportif n'ait pas connu le succès escompté lors du lancement du resto. Le comptoir au fond de la salle à manger nous montre toutes sortes de choses qu'on peut apporter chez soi, si on est amateur de charcuterie.
Le menu a peu changé, lui aussi. On y trouve un peu de tout, mais on constate rapidement qu'il s'agit d'une charcuterie hébraïque: sandwich de deli, steak, poulet rôti, etc. En regardant leurs entrées, j'ai failli me laisser tenter par des latkes et une soupe de poulet avec boule de matzoh, mais c'est le sandwich de smoked meat à l'ancienne qui l'a emporté.
En attendant mon assiette, un groupe de 6 ados est venu s'asseoir à la table proche de la mienne. Malheureusement pour ma lecture, on aurait dit qu'il s'agissait de leur première visite au restaurant. Ils étaient si bruyants que la serveuse, déjà pas trop enthouisasmée par son travail, a (légèrement) perdu patience à deux reprises, leur expliquant l'étiquette des lieux. Je n'ai rien contre quelques jeunes qui s'amusent, mais quand on dérange la moitié d'un restaurant avec des phrases comme "est-ce que tu donnerais ta vie pour un champignon", il ne faut pas être surpris si on nous demande de baisser le ton.
Mon assiette est enfin arrivée et j'ai pu me replonger dans ma lecture tout en mangeant ma savoureuse viande fumée, mes frites croustillantes et une salade de choux acide mais bonne. Rien de très gastronomique, je l'avoue. Mais en plein ce dont j'avais besoin. Pour 14$, la portion sans être énorme était quand même raisonnable.
Ma gourmandise m'a permis d'endurer mes voisins encore un moment. J'ai donc commandé un gâteau au chocolat. J'ignore pourquoi j'ai dû attendre si longtemps avant de l'avoir, mais qu'importe. J'ai eu plus de temps pour ma lecture. Malheureusement, le gâteau était correct, mais pas plus.
J'ignore combien de temps j'attendrai avant de retourner au Chenoy's. En tant que deli, c'est très correct. Et pour une petite sortie entre amis, ça va. Mais ce n'est pas le genre d'endroit pour un souper romantique. Si j'y suis allé avec Sandra pour sa fête, il y a quelques années, c'est qu'il n'y avait pas un autre endroit d'ouvert. Mais pour un peu de viande fumée à 23h? On peut difficilement trouver mieux.
L'été est arrivé et j'ai besoin de manger du homard. On peut en trouver un peu partout ces jours-ci (au Bâton Rouge, au Boston Pizza, etc.). Mais le prix d'un plat au homard n'est que rarement à la portée de toutes les bourses. Alors que faire? Aller faire un tour au Muvbox, dans le Vieux-Montréal.
J'y étais allé l'année dernière et j'avais généralement apprécié ma visite. Cette année, l'endroit n'a pas vraiment changé. Le concept est le suivant: le resto se trouve dans un ancien conteneur qui, un peu comme un jouet "Transformers™", ouvre ses panneaux et devient un restaurant avec une petite cuisine et quelques tables.
En cette chaude journée de juillet, la jeune femme à la caisse était gentille et les cuisiniers ont préparé ma commande en quelques minutes.
Même si j'avais envie d'essayer leur pizza au canard du Lac Brôme, c'est finalement le lobster roll qui l'a emporté. Qu'est-ce qu'un lobster roll? Imaginez un pain à chien chaud avec des morceaux de homard au lieu d'une saucisse. J'en ai goûté de très bons dans le Maine. Les magasins Costco en offraient il y a quelques années, mais ces jours-ci je ne connais pas d'autre resto que le Muvbox qui en vende.
J'avais aussi envie d'une chaudrée de palourdes, alors le homard attendrait un petit moment. La soupe était bonne. Pas ma préférée, je dois l'admettre, mais meilleure que bien des soupes du genre dans la région de Montréal. Si mon souvenir est bon, je crois même qu'elle s'est améliorée depuis l'année dernière.
Malheureusement, le lobster roll m'a moins enthousiasmé. D'une part, je ne suis pas certain que mon pain était aussi généreusement garni qu'il y a un an. Mais aussi, on aurait dit que le tout était un peu sec. La cuisson du homard était bonne, mais il manquait un petit quelque chose pour rendre l'expérience particulièrement agréable. Un peu plus de saveur, peut-être?
Mon besoin a quand même été comblé, mais je n'ai pas été assez marqué par cette expérience pour désirer retourner au Muvbox avant quelques semaines. J'irai probablement vers la fin de l'été, avant la fermeture. Mais il faudrait améliorer un peu la qualité du plat principal pour que j'y aille plus souvent.